Jacques Higelin

Jacques Higelin

Actualités

On n’enferme pas Higelin. Ni dans un style, ni dans un format.

Ce nouvel album inédit depuis la sortie de Beau Repaire en 2013, montre à la fois la diversité de création et l’absolue liberté de ce géant de la chanson.

La preuve, les deux titres lâchés avant l’été, comme un avant-goût de ce nouveau disque :
Elle est si touchante, balade douce et émouvante dédiée à celle qui illumine sa vie depuis 25 ans, sa fille Izïa.
L’emploi du temps, entêtant et fascinant morceau de plus de 8 minutes, dans lequel Higelin se promène tel qu’il le fait depuis toujours dans sa vie, imposant sa propre loi à la dictature de l’horloge, tout en se reconnaissant l’immensité des éléments.

Ces deux facettes, on les retrouvera tout au long de « Higelin75 », pour lequel – fait exceptionnel -, trois réalisateurs ont travaillé de concert : Edith Fambuena, Rodolphe Burger et Mahut, son complice musical de plus de trente ans. Il fallait bien cela pour retranscrire la démesure de l’artiste.

A 75 ans, Higelin s’affranchit des conventions, comme personne.

Son album est le plus étonnant qu’on ait entendu depuis des lustres. Disque-choc d’une totale modernité par ses audaces hors norme, et qui marquera son époque.
Découvrez dès aujourd’hui Lonesome bad boy, nouvel extrait disponible.
Higelin75, nouvel album le 7 octobre.

Higelin75

  • Elle est si touchante

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  • L'emploi du temps

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  • J'fume

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  • Loco loco

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  • Lonesome Bad Boy

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  • Habla quoi?

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  • Le monde est fou

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  • A feu et à sang

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Biographie

Jacques

Higelin

Parce qu’il est atypique, flamboyant, lyrique, imprévisible, poétique. Et surtout libre.Parce que depuis cinquante ans, il se permet tout, dessinant l’une des histoires les plus originales de la scène française, traversant le rock, le folk, l’expérimental et la chanson.Jacques Higelin publie le disque le plus étonnant de ces dernières années, explosant les formats et les cases. Un disque ne ressemblant à rien… si ce n’est à lui-même.Higelin 75… parce que l’homme a fêté ses 75 ans. Higelin 75… comme un clin d’œil à son album mythique, qui fonda le rock hexagonal et le fit entrer dans l’histoire musicale, BBH 75.Autant chanteur que diseur, autant auteur que musicien, Higelin n’a plus rien à prouver. Il fait se côtoyer ici des chansons classiques qui nous restent en tête dès la première écoute, et de longs textes épiques.Quiconque l’a déjà vu sur scène ne s’en étonnera pas : dans la ferveur des concerts, sans filet, il aime se promener dans des monologues drolatiques ou poétiques, tordant la langue, jouant avec les sens, entraînant le public dans des délires d’images et de mots. Mais comment, en studio, rendre l’ampleur de la folie scénique ?Pour ce disque hors norme, son complice musical depuis plus de trente ans, Mahut, a eu l’idée de constituer un trio de réalisateurs, appelant à ses côtés Edith Fambuena (réalisatrice de Beau Repaire, 2013) et Rodolphe Burger (Amor Doloroso, 2006 et Coup de Foudre, 2010). Ils n’étaient pas trop de trois pour tisser des habits à la carrure de l’artiste.

Higelin 75 nous le montre dans toute sa démesure : à la fois poétique et lucide dans L’emploi du temps, se jouant de la mécanique des jours mais avouant son humilité face à l’infini des éléments.Incisif et provocateur dans Habla quoi ?, déambulation séductrice et critique où les langues se mêlent. Voyageur et moteur dans Loco Loco, portant sur ses rails un peu de l’histoire et de la folie de l’humanité.Erotique et sensuel dans A Feu et à sang, épopée turbulente comme un jeu amoureux, avec ses envolées, ses échappées, ses dérobades et ses étreintes.  Aux côtés de ces morceaux épiques, on retrouve, dans des chansons plus classiques, le talent d’Higelin pour les mélodies claires et les refrains entêtants. C’est Lonesome bad boy, qui bien sûr ressemble fort à celui qui ne s’est jamais résolu à marcher dans les clous.Elle est si touchante, nouvelle chanson inspirée par sa fille Izïa (après Ce qui est dit doit être fait, et Ballade pour Izïa)… Jamais un artiste n’aura autant célébré son enfant !J’fume, au texte virtuose, et dans lequel les connaisseurs entendront un écho à Cigarette, de BBH 75.Le monde est fou, chanson qui dit l’époque mieux que n’importe quel discours, etregorge d’une force vitale pleine d’une fantaisie qui n’appartiennent qu’à lui.

Car toujours, Higelin est en mouvement.2015 aura été d’un bout à l’autre exceptionnelle : concert avec l’Orchestre National d’Ile de France à la Philharmonie de Paris ; publication d’une autobiographie Je vis pas ma vie, je la rêve aux éditions Fayard, aussitôt classée numéro 1 des ventes de livres musique ; diffusion sur Arte d’un documentaire réalisé par Sandrine Bonnaire ; création d’un spectacle pour son anniversaire, avec Catherine Ringer, La Grande Sophie, Jeanne Cherhal, Camelia Jordana… ; lectures musicales avec la violoncelliste Sonia Wieder Atherton.Aujourd’hui, la folle épopée continue : en même temps que son album, Jacques Higelin publie de nouveau un livre chez Fayard, Flâner entre les intervalles, recueil de textes inédits. La suite d’une histoire, décidément, unique.

HIGELIN 75‘’ Le lieu et la formule ‘’

À chaque fois depuis des années, quand nous parlons d’un futur album, Jacques me dit en ouvrant les bras : « Cette fois il faut que ce soit grand… Large ! »Comme à chaque rendez-vous avec le public, quand il surgit et nous emporte dans une sorte de présent perpétuel, « dans un état d’extrême secousse, avec dans un coin de soi-même des morceaux du monde réel ». Il nous fallait de l’espace et cette excitation des retrouvailles quand le temps les transforme en premier rendez-vous.

J’ai demandé à Edith Fambuena (Beaurepaire) et à Rodolphe Burger (Amor Doloroso et Coup de Foudre) de me rejoindre. Ensemble, nous allions préparer cette grande fête pour Jacques.Nous avions la formule et pour que cela advienne ; il fallait « Le Lieu ». Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés, pour la troisième fois, dans le studio de Rodolphe Burger, à Sainte-Marie-aux-Mines.

Promesse de bonheur, nous allions revenir « Dans la Vallée »

Le 18 Juillet 2015, nous sommes tous là, Rodolphe, Edith, Alice Botté, Christopher  Board, Arnaud Dieterlen, Sarah Murcia, Luc Tytgat, Leo Spiritof, et un peu plus tard, Frédéric Gastard, Benoît Delbecq et Frédéric Deville. Nous allons être à la fois acteurs et spectateurs de cette cérémonie qui va durer trois semaines.Quand Jacques arrive le lendemain avec Raphaël, il est déjà tard, nous sommes à table sous les arbres, l’ombre a envahi la colline, nous l’attendons. Nous le savons tous, il y aura de longs moments d’attente, c’est comme un rituel : attendre « le bon moment »  pour que surgisse l’essentiel. Mais pour l’heure, il est là : tout s’électrise, nous sommes prêts pour le voyage, la fête peut commencer. Cette nuit-là, chacun trouve sa place sous l’immense charpente du studio. C’est Edith qui donne le signal, elle prend sa guitare et elle commence à jouer tranquillement, comme pour elle toute seule, les premiers accords de Lonesome Bad Boy.

Edith avait ouvert le bal, la danse pouvait commencer…

Nous avons alors basculé dans une autre idée du temps, les nuits sont devenues de drôles de jours, et les jours n’en finissaient pas, quand nous sortions du studio, les yeux des biches brillaient dans la nuit. Il fallait que nous nous retrouvions, que « nous accordions nos violons ». Les premiers jours ont vu éclore les chansons « sages » : Lonesome Bad Boy, et Elle  est si touchante, ces mélodies construites quelques semaines plus tôt chez Jacques.Toute la chanson est déjà là dans une phrase que Jacques ressasse en la chantant toute la journée.  Les mots viendront s’accrocher à la musique plus tard, jusqu’à la dernière heure. Rodolphe Burger est le meilleur des hôtes et son grand talent est de créer très subtilement les conditions favorables à la création. Il fallait cette harmonie entre nous pour aborder ces textes fleuves que nous avions décidés de mettre en musique. On en parlait, on savait qu’ils étaient là. Groupés en masse offensive, harmonique, débordant en déluge, en verve, en cascade, formant une percée sans équivalent dans l’idée que l’on a d’une chanson. Et le miracle a eu lieu le troisième jour. Jacques s’est installé face à nous. Comme lorsque nous sommes en scène, j’ai lancé une rythmique légère au Berimbao, comme si je lui prenais le pouls, et il est entré dans A Feu et à Sang, dans son paysage, et nous à sa suite.

Portés par sa voix, nous avons parcouru ce lieu sacré, son Arcadie, dans cette agitation du langage qui fait son style. Vingt-et-une minutes plus tard, quand le silence est revenu, nous savions que nous avions vécu un moment mémorable, comme au retour d’un magnifique et très lointain pays oublié. Nous avions réussi ce premier voyage. Pour les plus anciens d’entre nous, nous retrouvions cette sensation de liberté des années 70. Habla quoi ? est né dans la foulée, dans la hâte de retrouver cette ferveur, cette écoute mutuelle intense. Comme souvent à Sainte-Marie, plusieurs saisons peuvent se succéder dans une seule journée. Nous commencions dans des bourrasques giflant les vitres pour terminer dans le bourdonnement des abeilles au beau milieu de l’été.Pour L’emploi du temps, véritable autoportrait de « l’auteur », nous sommes partis à quatre, un nouveau venu : Benoit Delbecq, Sarah Murcia, Jacques et moi. Je dis autoportrait tant il est vrai que Jacques a un rapport au temps particulièrement singulier. Plus tard Frédéric Deville ajoutera des cordes, véritable orchestre de chambre à lui seul, avec son violoncelle. Et toujours des heures et des jours parfois à attendre, le bon moment, l’occasion. Des amis passent ; les soirs n’en finissent plus, nous nous retrouvons autour de tables de plus en plus grandes, encerclés par la nuit et les rires, et dans le prolongement de ça, la musique vient. Loco loco arrive d’une seule traite comme les trois autres. Nous sommes à nouveau en trio, Benoit, Sarah et moi, à suivre Jacques dans les vapeurs de son texte.

Et puis il y a J’fume. Au départ, Jacques nous chante sa version, écho au Cigarette du BBH 75. Sarah et Benoit lui proposent un arrangement somptueusement sombre que nous enregistrons très vite. Bien plus tard, Frédéric Deville, aux mille bras, ajoutera ses cordes. Le monde est Fou était prémédité depuis longtemps. Jacques avait vu un film sur les sonneurs suisses qui chaque année se réunissent pour défiler tout le long du jour et de la nuit aux sons des cloches de toutes sortes, qu’ils agitent dans un immense et joyeux vacarme. Nous avons alors improvisé avec les amis de passage ce jour-là, une  procession autour de l’immense poêle à bois du studio.Un manifeste sur l’état du monde, dans une sorte de gravité « légère » autant que joyeuse. Ce fût un enregistrement très proche des conditions « live ». Plus tard, loin de l’effervescence des prises, Edith s’est replongée dans cette matière en fusion, elle a su en y mêlant son propre style, mettre en relief l’essence même des morceaux sans que jamais cela nuise à la spontanéité du départ. Ses guitares et ses programmations sont là comme un véritable cadeau. Nous avons eu aussi la chance pour ce genre d’enregistrement d’avoir Luc Tytgat, venu avec toute sa science. Il faut le voir positionner ses micros de manière si savante, tel un alchimiste préparant l’ultime expérience, et à ses cotés l’extrême vigilance de Léo Spiritof, toujours là à l’écoute comme un véritable musicien.

Luc prolongera son travail en mixant deux titres pour retrouver le bonheur de l’enregistrement. Plus tard, il y aura l’oreille de Ian Caple déjà présent pour Amor Doloroso et Coup de Foudre. Nous avons reçu ses mixages comme autant de trésors rutilants. Après le mastering savant de l’excellent JP Chalbos nous allions pouvoir enfin réécouter et revivre ces moments hors du temps, ces moments précieux.« Tout espiègle et furtif et joie gracieux au monde en son secret, tout à la magie renouvelle! Parmi vent de roses, tout soucis lassés en musique »

 

Mahut – 2016

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Jacques Higelin - Lonesome Bad Boy (Audio)

Jacques Higelin - Higelin 75 (teaser) #2

Jacques Higelin - Elle est si touchante (Audio)

Jacques Higelin - L'emploi du temps (Audio)

Jacques Higelin - Higelin 75 (teaser) #1